PAYS-BAS
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Tous deux candidats sérieux au sacre lors de cette édition sud-africaine, l'Allemagne et l'Espagne s'affrontent ce mercredi sur la pelouse du stade Moses Mabhida de Durban avec un seul objectif en tête, celui de valider leur billet pour la dernière marche de cette Coupe du monde et de rejoindre ainsi les Pays-Bas, vainqueurs de leur confrontation avec l'Uruguay la veille (3-2). Un match à suivre en direct commenté sur notre site dès 20h30.
Que les supporters espagnols superstitieux se réjouissent ! Paul le Poulpe, pronostiqueur numéro un de cette Coupe du monde sud-africaine, connu pour diagnostiquer les résultats de la Mannschaft lors de ses compétitions au plus haut niveau, voit la Roja sortir vainqueur de cette demi-finale de prestige qui oppose deux des plus grandes sélections du football international. Auteur d'un sans-faute jusqu'alors en terre africaine, le mollusque de cet aquarium allemand s'est en effet jusqu'alors illustré en pronostiquant les victoires de la sélection allemande face à l'Australie, le Ghana, l'Angleterre et l'Argentine, et même la défaite face à la Serbie en poule. Simple coïncidence ? Plutôt un «sombre présage» selon le quotidien allemand Bild qui ne prédit ainsi rien de bon pour la suite des évènements.
Un pronostic qui ne devrait pourtant pas entacher la motivation des Allemands dans ce match choc qui les oppose au champion d'Europe en titre. Époustouflants depuis le début de ce Mondial sud-africain, les protégés de Joachim Löw, ayant réussi la performance d'étriller coup sur coup l'Angleterre (4-1) et l'Argentine (4-0), espèrent bien prendre leur revanche sur leur finale de l'Euro 2008 perdue face à cette même sélection espagnole. Et ce même si à en croire les propos de Bastian Schweinsteiger la tâche ne s'annonce guère aisée. "L'Espagne est un des favoris de la compétition, la meilleure équipe du monde". Des paroles qui traduisent une certaine méfiance de la part du milieu de terrain du Bayern Munich qui se languit néanmoins de défier l'un des favoris numéro un au sacre. "Il y a deux ans, on a perdu en finale 1-0 (Euro 2008 à Vienne), j'aime rencontrer les meilleurs, donc je préfère jouer l'Espagne", avoue Schweini, dont les récentes prestations de haut-rang font de lui le chef d'orchestre du récital allemand.
Une mélodie du bonheur affichée par le pays de Goethe qui n'inquiète pas outre-mesure le sélectionneur espagnol, Vicente del Bosque, qui sait que la Roja a les armes pour parvenir à déjouer un onze allemand de qualité, mais privé de Tomas Muller, suspendu pour cette demi-finale de gala. "Mon équipe est capable de battre n'importe qui. Nous allons retrouver l'Allemagne, une équipe de premier ordre, comme nous. Nous espérons que nous pourrons nous qualifier pour la finale", lançait alors l'ancien entraîneur du Real Madrid, désireux de finir l'excellent travail de Luis Aragones, lequel avait porté la Roja vers la victoire lors du championnat d'Europe en Autriche et en Suisse. Et pour cela, Del Bosque pourra compter sur l'excellent état de forme affiché par son artificier de renom, David Villa, l'actuel meilleur buteur de cette Coupe du monde avec cinq réalisations. Le néo-Barcelonais a d'ores et déjà prouvé l'étendue de ses qualités techniques à l'échelon offensif dans ce Mondial. Rapide dans sa capacité d'enchainement, l'Andalou fait preuve d'un réalisme cinglant dans la zone de vérité, ce qui fait de lui le danger numéro un de la sélection espagnole.
Et ses performances sont d'autant plus mises sur le devant de la scène que son homologue espagnol, Fernando Torres, en manque cruel de confiance depuis le début de la compétition, affiche pour sa part un rendement bas de gamme. Auteur de prestations insipides, El Niño n'est pas parvenu à débrider son compteur personnel depuis le début des hostilités face à la Suisse. Un fâcheux bilan qui pourrait contraindre son sélectionneur à renforcer le milieu de terrain de la Roja face à l'Allemagne avec l'intronisation de Cesc Fabregas ou de David Silva dans l'entre-jeu, laissant ainsi l'ancien de l'Atletico sur le banc. Un choix peu contestable d'autant que l'attaquant des Reds est désormais jugé indésirable par la presse et les supporters espagnols qui ne lui pardonnent pas son ratio de seconde zone et ses errements offensifs au sein de l'attaque ibérique. Une chose est sûre, malgré l'absence de Torres, avec Villa-Iniesta-Xavi d'un côté et Klose-Schweinsteiger-Ozil de l'autre, l'animation offensive risque d'être à son apogée lors de cette demi-finale au sommet. Une finale avant l'heure pourrait-on dire tant les deux sélections, finalistes du dernier Euro, ont la carapace pour endosser le statut de prétendant au sacre. Pourtant, mercredi soir, il n'en restera qu'un...
Date: 11/07 19:30
Ville: Johannesburg
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