Paul Le Guen : «Je savais qu’il fallait faire des changements »

A quelques heures du match face à la Tunisie, l’entraîneur des Lions Indomptables revient sur les difficultés de son équipe face au Gabon et à la Zambie et fait des projections pour dompter les Aigles de Carthage.

 

Pour les deux premiers matches, vous effectuez deux remplacements au bout des quarante cinq premières minutes, quasiment dans les mêmes compartiments. Est-ce à dire que ce sont là les compartiments qui vous posent le plus de problèmes

 

Je fais des changements en fonction de ce que je vois et de ce que j’estime être bon pour l’équipe. Après s’il y a efficacité, c’est tant mieux pour tout le monde, l’essentiel au bout étant la victoire.

 

Lors des deux premiers matches, on a également vu votre équipe souffrir. Vous attendez-vous à ce que ce soit le cas face à la Tunisie ?

 

On va essayer de s’améliorer. On n’est pas content de ce qu’on a fait. On est toujours en course pour atteindre notre objectif. Moi je n’étais pas euphorique après la campagne des éliminatoires et je ne me faisais pas d’illusions. Je savais que cette équipe était en mutation. Je savais qu’il fallait faire des progrès et des changements et ce début de compétition ne fait que le confirmer.

 

Quels enseignements tirez-vous après les deux premiers matches sur le plan purement technique ?

 

Je me doutais qu’on n’allait pas survoler le groupe et j’en ai eu la confirmation lors des deux premières rencontres. Ça veut dire qu’on doit être en éveil et être attentifs aux prestations des uns et des autres. J’ai un groupe dans lequel je crée de l’émulation. C’est aux joueurs de confirmer leur potentiel. Certains comme Idrissou ont fait évoluer les jugements et je trouve cela intéressant. Après, il y a des choix à faire.


Lors des deux premiers matches, votre équipe a toujours encaissé la première les buts. Est-ce la défense qui est ici à l’index et est-ce qu’on peut s’attendre demain à des changements ?

 

Je n’ai pas l’habitude de donner les compositions d’équipe en conférence de presse et ce sont toujours les joueurs qui sont les premiers informés. C’est cohérent. C’est logique. Mais comme je vous l’ai dit je suis en éveil, je regarde, je ne note pas, je fais des jugements. Je vous respecte, je respecte vos analyses et vos lectures, mais après c’est moi qui fais des choix et vous verrez face à la Tunisie quels sont mes choix.


Quelles sont les forces de l’équipe tunisienne et avez-vous identifié leurs points forts

 

Nous avons vu l’équipe de Tunisie contre la Zambie, c’est un bon collectif, avec un bon avant centre et des extérieurs qui sont capables de déborder. Nous avons aussi regardé leur match contre le Gabon et on va s’y pencher davantage. Et puis ils ont aussi une bonne base arrière avec leur capitaine Hagui qui dirige tout ça !

 

Avant-hier c’est Samuel qui était au repos à l’entraînement, hier c’était Alexandre Song, est-ce que l’entraînement a été aisé en l’absence de ces deux joueurs clés de votre système ?

 

Vous savez, on a joué dimanche et on rejoue ce jeudi. Les joueurs qui jouent tous les matches, et ça été le cas de Samuel et Alexandre, n’ont pas besoin de s’entraîner comme les autres. Je préfère qu’ils prennent des temps de repos bénéfiques, plutôt que de s’entraîner pour s’entraîner. Ce sont en plus des joueurs qui sont des pièces essentielles dans leur club, Samuel à l’Inter et Alex depuis le début de saison à Arsenal, et il y a qu’on en tient également compte dans leur programme d’entraînement. Ils ont beaucoup donné en club, ils donnent beaucoup en sélection. Nous devons en tenir compte dans leur charge de travail. D’autres s’entraînent plus parce qu’ils jouent moins en club et depuis le début de la sélection, vraiment nous décidons dans le staff en tenant compte de toutes ces choses.

 

Propos recueillis par Steve Djouguela (MboaBLOG) à Lubango