Samuel Eto’o : « Ne me comparez pas à Flavio »

Le capitaine des Lions Indomptables parle de l’équipe tunisienne et appelle la presse camerounaise à plus de solidarité envers son équipe nationale.

 

Comment se porte votre jambe ?

 

Depuis quelques jours, il y a une rumeur qui circule selon la quelle j’étais grièvement blessé et que je ne pourrais pas jouer le match de demain. Je vous dis que c’est faux ! Je crois que quand on fait du foot, on est amené à prendre des coups, mais vous avez bien vu que je me suis entraîné hier normalement. Et même si j’ai mal, j’ai une bonne équipe de médecins, capable de tout faire pour que je prenne part au match de demain.

 

Vous étiez un peu nerveux après le match contre la Zambie !

 

Pour revenir au match contre la Zambie, je n’étais pas nerveux comme vous dites, mais mécontent. On a un pacte entre vous journaliste camerounais et nous joueur de l’équipe nationale, et c’est vraiment un pacte gagnant. Mais vous êtes vraiment entrain de violer ce pacte. Vous savez, je vous respecte beaucoup, mais quand quelqu’un se permet de manquer de respect à mon groupe, alors là je sors de mes gongs et parfois je peux aller très loin. Nous sommes là pour aller le plus loin possible, parce que vous êtes Camerounais comme moi et l’intérêt du Cameroun, c’est qu’on gagne cette Can.

 

Comment voyez-vous l’équipe tunisienne dans cette Can angolaise, depuis votre dernière séparation à la Can 2008 au Ghana.

 

Depuis 2008, cette équipe n’a pas beaucoup changé. Je me souviens que nous avions difficilement gagné notre ¼ de finale. Ce jeudi, ce sera un autre match car la Tunisie a absolument besoin d’une victoire pour espérer aller en quarts de finale. Nous, nous avons également besoin d’une victoire, mais un autre résultat pourrait être favorable à mon équipe. Nous n’allons certainement pas jouer le match nul, mais nous aurons à l’esprit que ce match nul peut nous qualifier. De toutes les façons, nous souhaitons terminer premier de ce groupe et nous allons jouer notre carte, mais avec beaucoup d’expérience.

 

Vous avez réalisé deux matches et vous n’avez marqué qu’un but, est-ce que ce n’est pas peu pour un joueur comme vous, quand on sait qu’il y a des joueurs comme Flavio de l’Angola qui sont déjà à trois réalisations ?

 

Je suis plutôt content parce que ce but a permis à mon équipe de rester en course et surtout d’espérer aller en quart de finale. J’aimerais marquer beaucoup plus de but, mais pour un attaquant, un but en deux matches c’est plutôt une bonne moyenne ! Et ne me comparez pas à Flavio, je suis content pour ce qu’il fait pour l’Angola, et c’est bien ! Maintenant comme on dit en Afrique, les moutons marchent ensemble mais ils n’ont pas le même prix !

 

Propos recueillis par Steve Djouguela (MboaBLOG) à Lubango